Les pièces / Les événements

LE BESTIAIRE VEGETAL
Par le « Colectivo Terron »

Les spectacles du Colectivo Terron donnent la parole aux matières premières. Ce sont les matières normalement appelées « pauvres », mais qu’ils considèrent très riches car elles sont capables de nous transmettre des émotions, de nous faire voyager vers notre enfance et vers notre imaginaire.
Après Tierra Efimera , où la protagoniste était la terre et Le Roi des sables , inspiré visuellement par les expériences scientifiques autour du comportement de la matière en grains, Bestiaire Végétal continue l’approfondissement sur ce théâtre de matière, un théâtre visuel, sensoriel et universel.
Ce qui est important dans leurs spectacles, c’est la place laissée à l’imagination du public, ce qui permet à chacun de créer sa propre histoire.
Dans un premier temps, les interprètes sont au service de la matière afin de rechercher toute son potentiel expressif.
Ensuite et en fonction de la matière travaillée, l’acteur met à disposition son corps dansant, son corps manipulateur, marionnettiste, son corps comique, etc.
Les fibres et les corps des interprètes se métamorphosent en continu.
Pendant le spectacle, il y a des animaux que le public connait et d’autres qu’ils vont découvrir, des animaux imaginaires.
La création de formes inachevées permet de laisser une place à l’imaginaire du spectateur.
La dimension clownesque qui habite le Bestiaire Végétal est celle de découvrir toujours pour la première fois, de s’émerveiller et de vivre l’instant présent. Elle est aussi présente par sa capacité à nous faire découvrir l’infiniment petit et à le transformer en un événement infiniment grand.

Bestiaire végétal, Spectacle ouvert au public : dimanche 13 janvier, 18h, à l’Espace 600.
Représentations scolaires : 14, 15 et 16 janvier.


SOLEIL BLANC
Conception et mise en scène de Julie Bérès

Soleil Blanc est un spectacle en trois parties. Il débute par un documentaire. Il se poursuit par la mise en scène d’un conte. Il se finit par un oratorio.
Le travail de Julie Bérès s’est concentré sur les enfants, après avoir noté que notre vision de la nature est proche de celle que nous avons des jeunes générations : une forme d’innocence et de liberté qu’il faut dresser et soumettre. Les enjeux éducatifs peuvent alors apparaître comme une réponse possible à la crise écologique que nous traversons.
Le prologue, sous forme de documentaire, est une parole laissée aux enfants sur leur rapport à la nature. Le conte est une fiction de Joël Jouanneau intitulé Korb. L’oratorio mêle la parole de scientifiques, de journalistes, de chercheurs, d’écrivains, sans jamais ou sans toujours tomber dans le catastrophisme.
Il s’agit pour Julie Bérès d’élaborer une composition où l’imaginaire entre en interaction avec l’émotion qu’offrent la création sonore, les trouvailles scénographiques, les distorsions que permettent les projections de la vidéo et de la lumière, la dramaturgie et l’écriture.

Soleil Blanc à l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences Meylan : Jeudi 10 et vendredi 11 janvier à 20h
Tarifs : de 8 à 22€
www.theatre-hexagone.eu


TERRE ! & HURLEVENT
Texte et mise en scène : Olivier Spony / Compagnie « Les aphélies »

Terre ! aborde le problème des réfugiés climatiques, qui ne sont toujours protégés par aucun statut officiel international. Ellen, une jeune fille, chassée de son île par la montée des eaux et un tsunami définitif, est adoptée par une famille des terres protégées. Si la générosité et la bienveillance sont de mise au début de la pièce, la greffe se passe mal. Trop de douleur et de rancune d’un côté, trop de fascination et de mauvaise conscience de l’autre.
Hurlevent pose le problème de l’engagement climatique. Face à la répétition lointaine des ouragans, on y trouve des politiciens en partie conscients de la vacuité des discours, des bénévoles lucides sur les limites de leur engagement et des anonymes ulcérés par les dérives humanitaires. Gagnent à la fin le bruit et le bris de la nature révulsée.
Les deux pièces se répondent puisqu’elles s’appuient sur des préoccupations environnementales. Elles se font même écho(-logie) lorsque le premier ministre de Hurlevent évoque un programme d’adoption pour les rapatriés climatiques. Mais elles s’excluent aussi l’une l’autre. En effet, la seconde se termine sur une catastrophe planétaire qui ne permet pas une ouverture sur la première pièce.
« Les aphélies » est à l’origine une troupe grenobloise, issue des options théâtre du lycée Stendhal de Grenoble. Ses spectacles tournent essentiellement autour des notions de postvérité (perte de la vérité à l’ère numérique) et de l’anthropocène (temps géologique où l’homme crée et subit à la fois des bouleversements climatiques).
Les deux pièces sont des « fables catastrophes », à l’image du cinéma catastrophe. Tsunamis ou ouragans sont les éléments pertubateurs. Et nous aimons continuer, dans un moment soi-disant post-dramatique, à raconter des histoires, des fables qui acceptent le surnaturel. Nous sommes persuadés que la fiction n’entrave pas la réflexion, ni l’agissement individuel.

Terre ! au petit théâtre du Crearc : samedi 12 janvier à 17h et 20h30. Dimanche 13 janvier à 17h.
Hurlevent au petit théâtre du Crearc : vendredi 18 janvier et samedi 19 janvier à 20h30. Dimanche 20 janvier à 17h.


LA TABLE RONDE DU FESTIVAL

Avec Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone, Béatrice Josse, directrice du Magasin des Horizons, Pamina de Coulon, performeuse artistique, Anaïs bernard, bibliothécaire à la MNEI et un membre du Colectivo Terron.

Jeudi 17 janvier à 19h suivi d’un buffet presse à la bibliothèque municipale du centre ville.


Une autre lecture du roman de Chevillard, sans l’orang-outan
Samedi 19 janvier à 11h, à la bibliothèque municipale de l’Arlequin.