Qui sommes nous ?

Historique de La compagnie « Les aphélies »

(Anciennement compagnie de l’Aspuik)

Aphélie : lat. aphelium 1596 (Kepler) : astron. Apoastre d’une planète dans son mouvement autour du soleil.

« Les aphélies » est une troupe de théâtre grenobloise qui aime raconter autrement des histoires, être sur l’ellipse au plus loin de son centre, là où il suffit de faire un pas pour sortir du système.

2009 : Création de la compagnie, fondée par Olivier Spony et Christine Borga, en collaboration avec d’anciens élèves des options danse et théâtre du lycée Stendhal de Grenoble.
2010 : Création de Le Borgne de l’Amazone, salle Olivier Messiaen.
2011/2012 : La tribu prophétique, pièce en appartement.
2012 /2013 : Je demande la parole, pièce en appartement.
2014 : Création de Nina et Rafael, Atelier du 8.
2015 : Création de Terre !, Atelier du 8.
2016 : Création de MV LYUBOV, Petit Théâtre du CREARC.
2017 : Création de Louves, Petit Théâtre du CREARC.
2018 : Création de Kasmos ou Le Bruit du monde, Petit Théâtre du CREARC.
2019 : La compagnie organise le festival Terre et Fictions. Les aphélies reprendront Terre ! et créeront Hurlevent.

Les membres actuels :
Eva Barrot, Bianca Bellintani, Christine Borga, Jérôme Delmas, Nicolas Delmas, Maxime Dufour, Jessica Lapouille, Jean-Marc Pidoux, Anouk Pisaneschi, Camille Popelin, Céline Prime, Lisa Rodriguez, Olivier Spony, Marie Taamallah, Sarah Torrecillas.

Extrait de Kasmos ou Le Bruit du monde :
« Dans la mer immonde, une poussière tonique qui se multiplie, se segmente et se distingue. Dans la mer vide, naissance du plancton jusque là planqué, du corail par corrélation, de l’animal pélagique par pensée magique.

Dans la profondeur amniotique, des ébats aquatiques, des danses de prédation et de reproduction. Des mammifères se blottissent et des cycles alimentaires enchainent et s’enchainent comme de gigantesques cyclones d’eau dans la creuserie des canyons.

Au-dessus des eaux, l’oiseau. Le vol comme appétit et nécessité. La criaille dans le goulet des vents. Le repos et le repas à la surface des mers. On y laisse parfois une plume. L’au-dessus croque l’en-dessous, l’en-dessous croque l’au-dessus.

Le monde avec l’œil du dauphin rieur s’amuse à brouiller les cartes. Des poissons se mettent à voler, des oiseaux se mettent à plonger, les baleines à jaser. La surface de l’océan est une ligne de fantaisie, un foutoir en joie, un dessin animé.

A l’horizon, la terre.
L’appréhension de la terre.
L’appréhension du pas.
Le goût du pas dans le ventre de tous, qui se tord sur un os.

Le premier pas submarin.
Marche Kasmos, marche.
L’apprentissage de la sécheresse.
WAOU. »

Olivier Spony

Contact : olivier.spony[at]gmail.com